Économie

« Achetez canadien » : un « fournisseur canadien » peut être détenu à 100 % par des intérêts étrangers

La définition fédérale de « fournisseur canadien » repose sur l'établissement au Canada — sans aucun critère de propriété canadienne. Ce que dit la politique, et la nuance à connaître.

Carte FlashQc : une entreprise 100 % étrangère dite « canadienne »
Photo : Dietmar Rabich, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
0Critère de propriété canadienne dans la définition1
16 déc. 2025Entrée en vigueur de la politique1
5 M$Seuil des contrats visés, abaissé le 15 juin 20262
25 %Des points d'évaluation : la valeur ajoutée canadienne2

La définition

Dans la politique fédérale « Achetez canadien », en vigueur depuis le 16 décembre 2025, un « fournisseur canadien » est défini par son établissement au Canada. La définition n'exige ni propriété canadienne, ni seuil minimal d'emplois au pays : une entreprise détenue entièrement par des intérêts étrangers peut donc porter l'étiquette, si elle est établie ici.12

Le seuil abaissé

Le 15 juin 2026, le seuil des contrats assujettis à la politique a été abaissé à 5 M$, ce qui élargit le bassin de contrats où cette définition s'applique.2

La nuance

La politique n'est pas sans effet : 25 % des points d'évaluation des soumissions récompensent la valeur ajoutée canadienne. Mais sur la question précise de la propriété, le critère est absent — une entreprise 100 % étrangère et une entreprise 100 % canadienne sont traitées de la même façon par la définition.2

Sources (2)

  1. 1
    Gouvernement du Canada, politique « Achetez canadien » (définitions), en vigueur le 16 décembre 2025
  2. 2
    Analyses juridiques de la politique, publiées sur Mondaq, 2026

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